25.11.2010

L’UE coule, Pascal Bernheim bêle…

Le 28 novembre, les Suisses auront décidé si oui ou non les criminels étrangers doivent être renvoyés. Nombreux sont ceux qui se sont exprimés à ce sujet, dont Pascal Bernheim.

Pascal Bernheim est chroniqueur sur La Première chaque matin. Il fait part sarcastiquement de son opinion sur l’actualité. Chaque semaine depuis un mois, il profite des trois minutes d’antenne grassement payée par le contribuable pour « casser de l’UDC ».

Pascal Bernheim est un caricaturiste qui dit ce que tous les autres caricaturistes disent déjà, il est donc – tel un brave mouton – un suiveur. D’ailleurs, il en a fait la preuve le jeudi 25 novembre à 7h15 sur La Première : http://www.rsr.ch/#/la-1ere/programmes/pascal-bernheim/?d...

A l’heure où l’Euro s’effondre, sonnant le déclin d’une Union européenne submergé par les technocrates et autres politicards venant s’offrir des indemnités inutiles, Pascal Bernheim préfère bêler sur la RSR alors qu’il pourrait profiter de son temps d’antenne pour condamner et montrer du doigt ceux qui ont détruit l’Union européenne.

Car l’UE a été détruite. Du projet de paix qu’avaient dessiné Adenauer et de De Gaulle, il ne reste rien sinon des dettes abyssales et une immense frustration de gâchis. L’UE – instrument de paix – devient celui de la discorde et du désordre. Les images d’Athènes et de Dublin, mais aussi de Lisbonne, de Paris et de Londres sont les prémices de la fin d’une Union vivant sous perfusion.

Mais permettez-moi de m’interroger ? Ou sont les Pascal Bernheim et leurs satires face aux fossoyeurs des peuples d’Europe ? Nulle part !

Face au pouvoir, des gens comme Jean de la Fontaine avaient pris intelligemment la plume en leur temps mais aujourd’hui Pascal Bernheim préfère bêler et se moquer d’un parti devant se réunir sur une prairie.

Qui a parlé de progrès ?

21.09.2010

Quand l’intégration sert la colonisation

Isabelle Chassot a présenté hier une brochure scolaire appelant à « réaliser sa mission d'éducation, de formation et d'intégration » face à l’évolution religieuse de la société. Comprenez en fait : face à l’islamisation de la Suisse.

Avec Isabelle Chassot, toute la classe politique suisse et européenne appelle à soutenir l’intégration des Musulmans en Europe. Angela Merkel en faisait aussi référence samedi dernier (http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/-Les-mosquees-von...) et Silvio Berlusconi ne s’est pas indigné le moins du monde face à Kadhafi lors du voyage à Rome de ce dernier où il a rappelé son souhait d’islamiser l’Europe.

A en croire la classe politique, l’Europe doit s’islamiser afin de soutenir l’intégration !

Intégration ! Ce mot est aujourd’hui bafouer par la classe politique. La notion d’intégration signifie qu’un corps étranger arrivant dans une structure établie adopte les propriétés de celle-ci. En d’autres termes, un Musulman arrivant en Suisse adopte les us et coutume de notre pays. Le Musulman est donc invité – comme les chrétiens – à pratiquer sa foi dans le cadre familiale. Toutes les revendications musulmanes qui ont des conséquences sociales sont à rejeter.

Si les autorités permettent aux Musulmans de revendiquer des droits spéciaux, elles n’exigent donc plus du Musulman qu’il s’intègre mais demande à la société de s’adapter au Musulman. Ainsi, quand la classe politique parle d’intégration pour justifier la construction de minarets, le port du voile ou le service de mets halal à la cantine, elle abuse de ce mot.

Ce que nous, les Suisses et les Européens, subissons – sous couvert d’intégration prétendue mais d’adaptation réelle – c’est la colonisation de la terre que nous habitons. Cette terre qui est aussi garante des libertés acquises au fil des siècles et de notre culture chrétienne.

Edmund Burke disait que « La seule condition au triomphe du mal, c'est l'inaction des gens de bien ». Mais pour pouvoir faire le bien, il faut des valeurs et c’est précisément ça que l’Europe a perdu.

16.09.2010

L’arroseur arrosé!

Les élections complémentaires au Conseil fédéral ont retenu l’attention des médias cet été. A quelques jours du scrutin, le PDC est divisé.

D’une part, il y a ceux qui partagent l’opinion du conseiller aux Etats Bruno Frick et veulent élire Jean-François Rime – candidat de l’UDC – à la succession de Hans-Rudolf Merz. Puis il y a ceux qui partagent l’opinion de Dominique de Buman et veulent reconduire un PLR à la place de Merz.

Selon Bruno Frick, l’élection d’un UDC maintenant reviendrait à ouvrir le jeu pour les élections au gouvernement de l’année prochaine. En effet, si une Socialiste est élue avec Rime, cela reviendrait à un gouvernement composé de deux PS, deux UDC, un PLR, un PDC et une PBD. Le siège actuellement occupé par Mme Widmer-Schlumpf serait donc attribué au plus fort des partis entre le PLR et le PDC et rétablirait donc la formule magique au sein du Conseil fédéral. A moins que Les Verts et les Socialistes ne saisissent l’occasion pour pousser un Vert à la place de Widmer-Schlumpf. Les Verts ont donc aussi un intérêt à élire Jean-François Rime le 22 septembre.

Selon Dominique de Buman, il faut reconduire le PS et le PLR à la succession de leurs ministres sortants mais à la condition que l’élu PLR soit prêt à se retirer dans 14 mois si le PDC devenait électoralement plus fort que le PLR. C’est la vision naïve que M. de Buman a défendu hier soir sur Forum.

Dominique de Buman devrait se rappeler qu’au printemps 1999, à quelques mois des élections fédérales, le PDC avait obligé ses deux ministres Arnold Koller et Flavio Cotti à démissionner afin de faire réélire deux ministres PDC (à savoir Ruth Metzler et Josef Deiss) avant que les élections ne confirment que l’UDC avait dépassé – et de loin – la force du PDC. Malgré les discours favorable à la formule magique, le Parlement n’a pas eu le cœur de virer un conseiller fédéral fraichement élu. Il a fallu attendre 2003 pour que la formule magique soit rétablie lorsque Christoph Blocher succéda à Ruth Metzler.

L’élection d’un(e) PLR le 22 septembre fermera complètement le jeu et ancrera pour au moins une législature deux sièges à un parti qui poursuit son érosion électorale depuis 20 ans. Le retour du siège de Widmer-Schlumpf à l’UDC en 2011 est – selon les dires des présidents de partis – assuré ce qui revient à dire que le PDC et Les Verts devront ronger leur frein encore quatre ans au minimum.

Dominique de Buman ferait mieux de militer pour l’élection de son compatriote fribourgeois. Non seulement parce que son canton en profitera mais que son parti également. L’élection de Jean-François Rime au Conseil fédéral le 22 septembre ainsi qu’une bonne campagne du PDC en 2011 afin de passer devant le PLR est la certitude que le PDC retrouvera un second siège au gouvernement dans 15 mois.