24 Heures

29.05.2009

Seule voie, la naturalisation !

publié dans 24 Heures 29.05.2009 - Réflexions

 

 

Depuis le début de la décennie, les étrangers ont le droit de vote et d’éligibilité au niveau communal. Aujourd’hui, la gauche souhaite étendre ces droits au niveau cantonal et crée ainsi une situation conflictuelle entre les Suisses et des étrangers qui ne veulent pas le devenir mais peuvent voter.

 

Le droit de vote est le droit suprême de chaque citoyen. Il lui permet d’exprimer son opinion sur le développement de notre pays et il est le garant de notre démocratie. Il s’agit d’un droit politique et philosophique de première importance. Ce droit ne doit pas être dévalué par l’initiative de la gauche qui le considère comme un simple moyen d’intégration des étrangers.

 

Le droit de vote et d’éligibilité est l’aboutissement de la démarche individuelle que suit un étranger. Cette démarche est celle de quelqu’un qui est intégré, qui se sent concerné par son environnement et qui souhaite faire le pas de la naturalisation. Au terme d’une procédure désormais simplifiée et gratuite, il obtient la nationalité suisse et jouit des droits politiques de notre pays.

 

Le droit de vote accordé aux étrangers a pour effet de créer deux classes de « citoyens », les Suisses jouissant de tous les droits et devoirs citoyens et les « presque Suisses » qui jouissent d’une partie des droits mais n’ont aucun devoir.

 

Cette initiative crée donc une catégorie supplémentaire de population, soit des étrangers en situation de se naturaliser, ne souhaitant pas le faire mais qui peuvent voter et être élus. Elle soulève aussi d’autres questions fondamentales. Historiquement le droit de vote va de pair avec le service militaire, qui est réservé aux Suisses et interdit aux non-détenteurs du passeport.

 

De plus, les Suisses sont en droit d’attendre d’un étranger qui entend s’impliquer dans la vie politique qu’il prouve cette volonté et son intégration dans notre pays. Et seule la voie de la naturalisation permet cette démonstration.

 

Dans la pratique, ces questions sont déjà soulevées au niveau communal car les autorités communales sont compétentes pour juger de l’intégration et décider de l’attribution de la citoyenneté. Aujourd’hui, dans les communes vaudoises, plusieurs étrangers ont déjà acordé des passeports suisses et, sans remettre en question les capacités ni l’intégrité de ces gens, cela pose une vraie question de fond ; est-ce qu’un non-Suisse a la compétence pour décider qui est apte à le devenir ? Dans notre canton, la réponse est oui et c’est regrettable.

 

Il est impératif de réserver un mauvais accueil à l’initiative de la gauche et de refuser d’étendre le droit de vote des étrangers au niveau cantonal. Il est par contre nécessaire de favoriser la voie de la naturalisation dont l’accès a été grandement facilitée avec la nouvelle Constitution cantonale. Le texte crée deux classes de votants : les votants de 1ère classe, qui peuvent se prononcer sur tous les sujets, y compris fédéraux, et les votants de 2e classe, qui ne peuvent se pronocer que dans les échelons inférieurs. Le bon sens nous appelle à ne pas créer plusieurs classes de votants mais à favoriser l’intégration par la naturalisation.

22.05.2009

Violence dans les stades : dénoncer les hooligans aux employeurs

Il y aura eu trois rendez-vous à Berne mercredi 20 mai. Tout d'abord le rendez-vous du FC Sion avec l'histoire mais aussi le rendez-vous d'une dizaine de victimes à l'hôpital et le rendez-vous d'une soixantaine de holligans avec la police. Cela fait trop de rendez-vous inutiles pour un simple match de football. Il est urgent de trouver une solution efficace contre cette banalisation de la violence qui sévit avant, pendant et après les manifestations sportives.

Il n’est plus acceptable de voir la violence banalisée chaque week-end. Lors du match Zurich-Bâle, des hooligans cagoulés de chaque équipe se sont affrontés après le match et, pire encore, l’entraîneur du FC Bâle a été agressé quelques heures après le match. A cela, il faut ajouter l’agression récente de journalistes de la TSR par des supporters du FC Sion.

Pour remédier à ce problème de société, nos autorités sont dans l’impasse. Les contrôles d’entrées dans les stades et les interdictions de stades ont montré leur limite et les mesures de sécurité prisent par la police ne dissuadent en aucun cas ces voyous de passer à l’action chaque week-end !

Il est temps maintenant d’agir fermement pour combattre ce phénomène. Ces voyous opèrent presque toujours avec une cagoule pour cacher leur visage et pour ne pas être reconnus par leur entourage. En effet, certains délinquants des stades ont une vie de famille tranquille la semaine, un bon statut social et veulent se défouler anonymement les jours de match. Il est maintenant nécessaire que ces individus qui nuisent au sport et mettent en danger la vie d’autrui assument les conséquences de leurs actes. Les Jeunes UDC-Vaud ont communiqué leurs revendications mecredi par un communiqué de presse, les voicis :

  • Les Jeunes UDC Vaud demandent l’inscription du hooliganisme dans le casier judiciaire et l'identification systématique de ces individus par interpellations et à l'aide de caméras
  • les Jeunes UDC Vaud demandent aux autorités d’informer les employeurs et les familles des agissements néfastes commis par leurs collaborateurs et leurs proches

 

En effet, il est temps pour notre société d’informer l’entourage de ces personnes sur la vraie personnalité de ces vandales. Ces mesures responsabiliseront celles et ceux qui espèrent continuer à se cacher sous une cagoule et rentrer chez eux une fois leur forfait accompli. Il est également important que les employeurs soient également informés de la nature violente de leurs collaborateurs.

En conclusion, le football doit rester avant tout une fête où l'on peut aller en famille sans la crainte permanente de violences et que le sport en générale garde une image positive et de fair-play dans la tête de nos enfants et non pas des images de désolation.

18.05.2009

La sagesse de Benoît XVI

Le voyage en Terre sainte de Benoît XVI aura fait couler beaucoup d’encre, souvent à mauvais escient. Durant son séjour et ses nombreuses visites, le Pape a pénétré dans plusieurs lieux de cultes chrétiens, musulmans et juifs importants et a déclaré trois grandes choses :

 

  1. Que le Vatican soutenait la fondation de deux États en Terre sainte
  2. Que le Vatican appelait à la paix dans cette région
  3. Que le Vatican considérait la Shoah comme l’élément le plus important du XXe siècle

Si les deux premiers messages sont d’une importance vitale et un enjeu d’avenir pour la planète entière, seul le troisième message a retenu l’intention des journalistes et de la classe politique. Le Pape a déclaré que la Shoah était l’événement le plus important du XXe siècle mais cela ne suffit pas aux yeux des médias et des politiques. Il fallait dire mieux, surtout de la part d’un ancien membre de la Hiterjugend.

 

Tant pis pour le message de paix de Benoît XVI ! Au lieu de l’écouter, on préfère rappeler au demeurant que Benoît XVI est Josef Ratzinger, un Allemand enrôlé dans l’armée nazi alors qu’il était adolescent, ce qui le rapprocherait plus du Diable que de Dieu. Bien sûr, la mass média ne lui reproche pas d’avoir rien dit, mais de n’avoir pas dit les mots justes.

 

Combien de temps allons-nous encore perdre à décortiquer chaque virgule de discours au sujet de la Seconde guerre mondiale ? Cela fait longtemps que Jérusalem est devenu un enjeu d’avenir bien plus important qu’Hitler et ses démons. L’Holocauste est un événement triste que nous n’oublions pas et le Pape a rappelé que c’était l’événement le plus important du XXe siècle. Benoît XVI n’avait rien à dire de plus à ce sujet.

 

En Terre sainte, le Pape a plus oeuvré en une semaine pour la paix que bien des politiques et des journalistes durant toute une carrière. Dès lors, il devient urgent de se demander qui doit présenter son mea culpa !

04.05.2009

La Romandie n’a pas besoin de farfelus

La semaine passée, François Cherix (souvent présenté comme « expert », mais moins souvent cité comme membre du PS et dernier mohican de mai 68) prétendait dans les colonnes de 24 Heures qu’il fallait doter la Suisse romande d’un gouvernement, soit supracantonal, soit faire de la Suisse romande un canton. Le tout permettrait de créer une identité romande et de mieux représenter nos intérêts à Berne.

Toutes ces idées sont à balayer. Apparemment M. Cherix n’a pas encore digéré la méchante claque de 2002 quand prêt de 80% des Vaudois et des Genevois ont balayé l’idée d’une fusion des deux cantons dont il est le père.

Le calcul des pro-fusions est archifaux, plus la Suisse romande se regroupera, moins elle aura de voix à Berne. Le nombre de sièges restera identique au Conseil national à la seule différence que tous les francophones seront regroupés sous une bannière, à peine plus grande que la représentation zurichoise. Par contre, les Romands perdront 10 mandats au Conseil des Etats, soit de 12 représentants (2 par canton) à 2 représentants. Ainsi la région de la Suisse centrale (UR, SZ, OW, NW, GL, SZ, LU) aurait 14 représentants au Conseil des Etats et la Suisse romande dans son ensemble… 2 !

Les maths rattrapent une nouvelle fois les idées de M. Cherix, lors de référendums obligatoires et d’initiatives populaires, la voix des cantons compte également. Le rapport de force serait donc de 1 canton italophone (le Tessin), 1 canton francophone (la Romandie) et de… 21 cantons suisses allemands.

Je ne vois donc pas comment M. Cherix et ses amis veulent augmenter la représentation des intérêts romands en politique…

Aussi, ces propositions ne font pas de cas des identités. Les propositions de ce genre estiment que les gens ne sont rien d’autres que des humains qu’il s’agit de gérer au mieux dans le cadre d’une structure étatique imposante. La notion d’idées et d’identités est totalement étrangère à ces réflexions, mais n’en déplaise à ces experts, les gens s’identifient à leur environnement. Un pays, une association, un corps de métier, une unité militaire, un club de foot, une religion, une saga cinématographique, un auteur et j’en passe. Chassez le naturel et il revient au gallot.

Vider la société de sa substance est une vielle idée de mai 68 et des derniers dinosaures qui en font un évangile. Cette idée, au même titre que l’héritage de 68 est à classer dans un livre d’histoire qu’il est prudent de ne pas rouvrir de sitôt.

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