24 Heures

26.06.2009

Boucher le trou du tonneau de l’AI avant de le remplir !

Prenez un tonneau et remplissez-le d’eau. Votre tonneau se remplit mais vous constatez qu’il est troué et qu’il a une fuite. Deux options s’offrent à vous :

 

  1. vous stoppez votre remplissage et réparez la fuite. C’est l’attitude la plus logique, il y a fort à parier que plus de 90% des êtres humains agiraient de cette façon en pareil cas.
  2. vous poursuivez votre remplissage tout en ignorant sciemment la fuite. Comme le trou s’agrandit, vous augmentez le débit du remplissage. C’est une attitude stupide et fortement réprimandable à l’heure de l’écologie où chacun vise à optimiser ses dépenses.

 

C’est pourtant la seconde option que le Conseil fédéral et la majorité du parlement ont retenu pour financer l’AI. On tente de réparer la fuite avec du scotch de carrossier en se félicitant d’avoir mis la main à la pâte et ensuite on ouvre les robinets en augmentant la TVA à 8% et un détournant 5 milliards de francs du fonds AVS vers le fonds AI. Le peuple finalement n’a qu’à payer pour les abus sociaux.

 

Les moyens engagés par les autorités sont de surcroît indignes d’une démocratie. La date de la votation a été déplacée par deux fois pour tenter de minimiser les effets de la crise sur la campagne et augmenter la chance de faire passer cette escroquerie sociale. Puis, constatant que la situation économique ne serait guère mieux en septembre 2009 qu’en mai et en février, la majorité de gauche a retardé d’un an l’entrée en vigueur du texte alors que celui-ci a déjà été publié par la Feuille fédérale. On n’a jamais vu de telles manoeuvres sournoises de la part de nos autorités.

 

Bon, n’étant plus à une malversation près, la gauche majoritaire a décidé de détourner 5 milliards de francs de l’AVS à destination de l’AI. Ce détournement de biens sociaux est punissable dans l’économie privée et les auteurs de ces magouilles vont en prison.

 

Un gamin de cinq ans à la capacité de comprendre que remplir d’eau un tonneau qui a une fuite ne sert à rien et qu’il faut d’abord boucher le trou. Le clientélisme du PS nous coûte cher !

12.06.2009

La censure au programme du PS

Le 5 juin dernier, plusieurs quotidiens révélaient que le professeur de sociologie Uli Windisch subissait des pressions de sa hiérarchie quant à ses réflexions régulières publiées dans différents quotidiens, notamment une réflexion qui avait le tord de dire ses quatre vérités à la gauche. On apprenait aussi que le président du PS, Chrisitan Levrat a ébranlé le Conseil d’Etat (via Charles Beer, camarade socialiste) ainsi que le recteur de l’Université de Genève pour exercer une pression sur le sociologue. Uli Windisch aurait dû savoir que la gauche est au-dessus de toute critiques...

 

Cette volonté de censurer doit être dénoncée et Christian Levrat sanctionné. La censure n’a plus sa place dans notre société et j’avais espéré que les Socialistes suisses ne tomberaient pas dans les mêmes travers que les dictatures socialistes, nationales ou soviétiques, du siècle passé. La liberté d’expression est un bien cher, précieux mais aussi fragile. La volonté de censurer affaiblit nos libertés et notre démocratie.

 

Aussi, il est bon de rappeler que les Socialistes ne sont pas sous-représentés dans les différentes rubriques de réflexions. M. Windisch ne possède pas de mandat politique, de représente aucun parti et ne cherche pas à se profiler électoralement, tandis qu’une Conseillère aux États socialiste vaudoise bénéficie chaque semaine d’un encart important dans un grand quotidien romand avec photo à l’appui qui contribue fortement à renforcer sa visiblité. La gauche n’a pas le monopole de la pensée, malgré le fait qu’elle a celui des médias !