31.07.2009
Discours du 1er août 2009
Chers compatriotes, chers amis de la Suisse,
En l’espace d’un an, le ciel s’est assombri. La crise financière, la grippe porcine et d’autres malheurs ont frappés nos concitoyens et continue à nous frapper. La Bible parlait déjà des années grasses et des années maigres pour parler des aléas de la vie et des difficultés auxquels nous devons faire face. Il y a toujours eu des temps heureux et des temps malheureux.
La Fête nationale 2009 est une éclaircie dans un ciel couvert. Une éclaircie qui nous permet de nous rappeler que ce jour est un jour fédérateur marqué par l’envie d’entreprendre et de relever nos défis. C’est le jour idéal pour lancer un appel à chaque Suisse, quel qu’il soit, ou qu’il soit !
Alors j’appelle: les démunis, les défaitises, les paresseux, les socialistes, les grincheux, les pessimistes, les fatalistes, les voleurs, les écologistes, les profiteurs, les démotivés, les gueulards, les perdants mais aussi les entreprenants, les vacanciers, les gagnants, les employés, les optimistes, les amoureux, les motivés, les comiques, les patrons, les musiciens, les indépendants, les amis, les amants, les policiers, les poètes, les artistes, les bouts-en-train, les passionés, les sportifs, les travailleurs, les rigolos, les enfants et tous ceux que j’ai oublié à se réunir aujourd’hui autour d’une table et d’un feu, à manger une saucisse, un raclette ou une spécialité locale, à boire un verre de vin ou une bière, à chanter l’hymne et à faire la fête jusqu’à tard dans la nuit.
La Suisse est née il y a 718 ans et à survécu telle ne trace indélébile dans l’histoire de l’Europe parce que les Suisses se sont toujours fédérés lorsque le ciel était sombre.
Je vous invite alors à nous retrouver une nouvelle fois en ce 1er août pour faire la fête! Vive la fête, vive le 1er août, vive la Suisse!
07.07.2009
Encore combien de temps ?
Encore combien de temps allons nous pratiquer la politique de l’autruche ? Encore combien de temps avant le prochain mort ? Encore combien de temps allons nous accepter les dérives intolérables de la violence ?
Nous digérons mal le choc suite aux agissements des trois jeunes idiots dangereux qui ont tabassé et défiguré des passants en ville de Munich la semaine passée. Nous digérons mal ce choc car celui des vidéos montrant trois autres jeunes tabasser deux passants à la gare de Kreuzlingen pèsent encore sur l’estomac. Puis, vu que nos autorités ne savent pas dire « stop ça suffit ! », les Suisses ont eu droit au dessert ce week-end en apprenant qu’à Bâle et Zurich des agresseurs étrangers ont frappé des passants au hasard.
Nos journaux ont rapporté que ce tabassage munichois était considéré par la justice allemande comme une tentative de meurtre et que les auteurs encouraient dix ans de prison. Ce qui a fait réagir le père d’un des coupables : « dommage que cela ne se soit pas passé en Suisse, ici ils auraient eu une seconde chance »... C’est révélateur de la faiblesse de notre système et du niveau d’intelligence du père en question qui devrait purger la peine avec son rejeton.
En Suisse la peine maximal pour un mineur (meurtre) est de 4 ans. En Allemagne, ces trois mineurs risquent 10 ans de prison pour un passage à tabac qui est considéré comme une tentative de meurtre. Dieu sait en Suisse toutes les excuses que notre justice auraient admises (enfance difficile, drogues, violence, etc.) et au final ces trois jeunes auraient obtenu du sursis.
Alors combien de temps encore allons nous tolérer l’intolérable ? Combien de visages défigurés, de familles amputées, de vies brisées par des handicaps avant que la classe politique ne réagisse ? Combien de temps ?
Face à des politiciens qui se taisent, voici la réponse d’Edmund Burke : « Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des gens de bien »
07:49 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (135) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note