24 Heures

26.11.2009

Libre circulation : le peuple est pris pour un c.. !

Quelle tragédie que cette libre circulation des personnes. Quelle honte pour le Conseil fédéral qui ne maîtrise plus l’immigration et qui appelle à présent les entreprises à « privilégier les travailleurs vivant en Suisse ». Quelle honte pour le centre-gauche du PLR aux communistes sans oublier le PDC, les Verts et le PS qui ont soutenu sans retenue cette catastrophe économique en lui envoyant de la poudre aux yeux avec ces fameuses « mesures d’accompagnement » qui devaient nous assurer la stabilité du système socio-économique. Quel échec cuisant d’une politique éronnée, quelle irresponsabilité de la classe politique et économique !

 

Les promesses que tout allait bien se passer, que les contrôles assuraient la stabilité des salaires, du pouvoir d’achat et du système social ont été balayée d’un revers de main par la réalité.

 

La réalité est que chaque mois 1'000 Allemands s’installent à Zurich. La réalité est que le chômage concerne environ 2% des Suisses mais 7% des étrangers. La réalité c’est que les salaires sont tirés à la baisse et que les oeuvres sociales sont condamnées à des dettes faramineuses. La réalité c’est que le gouvernement et les partisans de la libre circulation des personnes ont juré devant Dieu il y a 10 mois seulement que la libre circulation des personnes était bonne pour la Suisse et qu’aujourd’hui ils dénoncent une immigration massive et veulent plus de mesures d’accompagnement. La réalité c’est que le chômage a augmenté de 58% entre août 2008 et août 2009. La réalité c’est que le Conseil fédéral a eu l’opportunité au printemps 2009 d’invoquer la clause de sauvegarde et de réintroduire unilatéralement les quotas d’immigrants mais qu’il ne l’a pas fait et qu’aujourd’hui il demande aux entreprises de gérer ce problème. La réalité c’est que le peuple a été pris pour un c.. !

 

La réalité c’est qu’il aurait eu été judicieux d’écouter l’UDC lors du vote au mois de février et qu’il faut désormais appeler de nos voeux le lancement d’une initiative populaire pour renégocier cet accord. Vite.

09.11.2009

NON à la suprématie de l’Islam

L’intiative visant l’interdiction des minarets a ouvert un large débat sur l’Islam et son intégration au sein de notre société. Afin de comprendre les enjeux de ce vote, il est nécessaire de comprendre l’Islam dans ses fondements et par ses textes.

 

Dans l’inconscient collectif, l’Islam est une religion au même titre que le Christianisme, et, de fait, une mosquée est comparable à une église et un minaret est comparable à un clocher. Ce raccourci caricatural est loin d’être juste. Tout d’abord, il n’existe pas, dans la société musulmane, de séparation des pouvoirs comme on la connaît en Occident et c’est la loi divine qui fait foi dans ces pays. La religion est omniprésente et les religieux jouent un rôle central au sein des institutions politiques. C’est exactement ce que l’Europe ne voulait plus dès le XVIIIe siècle et c’est grâce à cette évolution de la pensée européenne que les démocraties sont nées.

 

Le minaret joue un rôle central dans cette conception islamique et politique de la société. En effet, il est considéré qu’un territoire donné est une Terre d’Islam si un muezzin effectue, depuis un minaret, cinq fois par jour l’appel à la prière. Si cet appel devenait réalité, il pourrait légitimer les religieux islamiques à revendiquer l’application de la loi divine en Suisse comme dans d’autres pays européens où ces revendications ont été forumlées. En Angleterre, un Musulman peut demander à être jugé selon le droit anglais ou le droit musulman. C’est une très mauvaise évolution de la société qui accorde, par tolérance religieuse, des droits à une communauté régie par des lois intolérantes. D’autres revendications visant à la suppression de symboles chrétiens dans des lieux publics, de régimes spéciaux pour les musulmans et musulmanes et d’appels à la prière sont formulées en France, en Allemagne et en Hollande notamment.

 

Il ne va pas de soi que deux cultures différentes comme le sont l’Islam et la Chrétienté peuvent vivre sereinement ensemble sans que des conditions soient définies. L’initiative proposée garantit deux choses : elle garantit la liberté de culte à la communauté musulmane et garantit qu’elle vivra en paix avec les autres religions, sans formuler des revendications incompatibles avec notre mode de vie et avec nos lois.

 

Les opposants à l’interdiction balaieront mes observations en prétendant que les textes comptent peu car les Musulmans de Suisse n’en n’ont cure et ne les appliquent pas. Les Musulmans de Suisse veulent vivre leur foi de manière intime et privée au même titre qu’un Chrétien. Je suis sensible à cette relation qu’un croyant cherche avec Dieu et il m’aurait déplu de soutenir une initiative qui ne permet plus aux Hommes de trouver cette union sacrée. C’est pourquoi je me réjouis d’accepter une initiative qui garantit cette relation intime qu’ont les croyants de toutes les religions avec Dieu et qui interdit le minaret, un symbole politique, de notre pays. Ainsi, la liberté de culte et la foi de chacun est préservée en Suisse.

 

Pour que les Musulmans de Suisse trouvent leur places à nos côtés, je vous invite à accepter l’initiative pour l’interdiction des minarets.

- publié dans 24 Heures le vendredi 6 novembre 2009 -

05.11.2009

Après les Verts-libéraux, voici les Verts-UDC ?!

Mercredi 4 novembre, Ada Marra disait sur l’antenne de La Première tout le mal qu’elle pensait du large débat sur la nationalité qui va se tenir en France, selon les promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Cela tombe bien car il serait aussi grand temps que les Suisses se mettent aussi à y réfléchir.

Ada Marra en a profité pour sortir l’artillerie lourde contre le conseiller national zurichois Bastien Girod qui a ouvert la Boîte de Pandore en publiant un texte dans lequel il affirme que l’immigration – respectivement la surpopulation pour un pays de 46'000 km2 et 8 millions d’habitants – avait un coût environnemental et qu’il convenait de le définir. Ces paroles, dans la bouche d’un UDC aurait suscité une indignation générale mais en aucun cas une surprise. Il en va autrement quand elles sont tenues par un jeune conseiller national, Verts, urbain, diplomé et en devenir.

C’est bien connu, à gauche on n’aime pas trop la liberté de pensée et si on peut proposer tout et n’importe quoi pour augmenter les impôts, il est par contre exclu de remettre en cause les biens-faits de l’immigration et du mélange des cultures. Ada Marra nous en a fait l’éclatante démonstration à la radio mercredi passé en ne cachant pas sa colère à l’égard de son collègue député et qualifiant Bastien Girod de Verts-UDC, ce qui doit être compris comme une forme de mépris dans le contexte.

Pour ma part, j’estime que Bastien Girod est un politicien qui n’a pas de complexe et qui pose un vrai problème sur la table que seule l’idéologie dangereuse des 68ard refuse de voir. L’immigration et ses conséquences sont les défis importants de ce début de siècle au même titre que l’environnement et ses enjeux et, si étonnant que cela puisse paraître aux Socialistes, ces deux sujets ont plus de points communs qu’il n’y paraît.

La nouvelle génération politique, aussi celle de l’UDC, est plus sensible aux questions urbaines et environnementales que l’ancienne car elle a conscience que les enjeux de demain la concerne en tout premier plan. Et je suis également heureux de constater que cette nouvelle génération, aussi chez les Verts, est plus sensible que la précédante quant à la problématique de l’immigration. Le XXIe sicèle sera celui du pragmatisme ? En tout cas, la première décennie a eu l’éclosion des Verts et de l’UDC alors que les vieux partis du XXe siècle ont constamment perdu des plumes.

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