24 Heures

20.12.2009

L’UDC et les autres partis à Arena

Ce dimanche, la NZZ am Sonntag a publié le coup de gueule des états-majors du PS, du PLR et du PDC qui dénoncent une main-mise de l’UDC sur l’émission politique de SF « Arena ».

En effet, l’UDC a été présente à 29 reprises contre 22 au PS, 18 au PLR, 17 au PDC et 6 aux Verts. L’article précise qu’en plus le rédImage 2.pngacteur en chef de la Weltwoche, Roger Köppel, est un défenseur des principes UDC et a été invité à 3 reprises. Le journaliste se garde par contre de dire que M. Köppel est une exception car l’ensemble des autres éditorialistes suisses qui participent aux émissions politiques sont d’un politiquement correct fatigant. Il existe pourtant une explication à ce phénomène que je considère également comme discriminatoire :

« Il ne reste plus que deux partis en Suisse, l’UDC est les autres ! » Cette affirmation a été prononcée en début d’année par le conseiller national Alfred Heer, président de l’UDC Zurich. Bien sûr, aux premiers abords, cette phrase peut provoquer un rictus sur le visage du quidam, mais elle relève une évolution qui se vérifie de plus en plus.

En effet, rien que sur l’année 2009, trois votations majeures ont vu l’UDC affronter l’ensemble du reste de la classe politique et médiatique. Lors des votations du mois de février sur le prolongement et l’extension de la libre circulation des personnes, les partis écologiques, socialistes, démocrates chrétiens et radicaux ont combattu le référendum lancé par les Jeunes UDC et soutenu par l’UDC. On reprend le même schéma en septembre quand il s’agit de rehausser les impôts en faveur des abus dans l’assurance invalidité et, enfin, même topo au mois de novembre au sujet des minarets.

Le constat est simple, si vous êtes favorable à une régularisation de l’immigration et à protection du travailleur suisse, il ne vous reste que l’UDC. Si vous êtes favorable à la baisse des impôts et d’accord de combattre les abus dans le système sociale suisse, il ne vous reste que l’UDC. Si vous êtes favorable à la défense des libertés suisses et à la démocratie directe, il ne vous reste que l’UDC.

Par contre, si vous êtes opposés à ces principes, vous avez un choix importants de partis qui vous tendent les bras et qui s’étendent du PLR aux communistes en passant par les démocrates chrétiens, les écolos et les socialos.

Je le disais en introduction, je suis scandalisé par cette discrimination de la représentation politique à « Arena ». L’UDC est sous représentée face à tous ses partis politiquement corrects qui totalise à eux seuls 66 représentants contre 29 pour l’UDC et 3 pour l’UDF. Ceci sans compter tous les spécialistes, juristes, économistes, éditorialistes et autres bien-pensants autoproclamés qui viennent régulièrement expliquer leur science au bon peuple.

01.12.2009

Et voici l’UDC à nouveau sur la voie du succès

Le tremblement de terre causé par le large soutien populaire de l’initiative sur les minarets correspond à un autre événement bienvenu; le renouveau du succès de l’UDC.

 

En effet, au tremblement de terre du 12 décembre 2007 a succédé celui du 29 novembre 2009. Grâce à ce succès, l’UDC rappelle que nos règles sont valables pour tous et se félicite du large soutien que sa politique obtient devant le peuple. Les bonnes nouvelles n’arrivant jamais seules, en voici deux autres qui assurent et rassurent quant au retour du succès de l’UDC.

 

Tout d’abord, les arguments et visions de l’UDC au sujet de la libre circulation des personnes se vérifient. Ces dernières semaines, les conseillères fédérales Leuthard et Calmy-Rey ont admis que le Conseil fédéral ne maîtrisait plus l’immigration et que cette dernière mettait en danger notre système socio-économique. C’est pourquoi Mme Calmy-Rey disait récemment sur Infrarouge que les entreprises suisses devaient privilégier des gens établis ici (et non pas des frontaliers) et que Mme Leuthard, interrogée par la NZZ am Sonntag et le Sonntagsblick , disait vouloir enclencher la clause de sauvegarde pour limiter l’immigration lors de la prochaine occasion possible. Christian Levrat s’est joint aux sceptiques de la libre circulation et à réclamer la réouverture de ce dossier.

 

C’est consternant de voir deux ministres et un président de parti déclarer vouloir prendre des mesures alors qu’eux mêmes pointaient l’UDC du doigt en début d’année en l’accusant de populisme et de jouer sur les peurs. Vu les récentes déclarations des deux ministres, j’observe que le club des populistes s’agrandit car les accusateurs de hier sont devenus les sceptiques d’aujourd’hui et j’observe que les craintes exprimées quant à la stabilité du système socio-économique fait tellement de peureux que les accusateurs de hier sont devenus les peureux d’aujourd’hui.

 

Il ne fait pas bon d’avoir raison avant les élites car vous passez pour un con aussi longtemps que les élites restent aveugles.

 

D’avoir eu raison trop tôt n’est pas la seule bonne nouvelle, les récents succès du PBD dans le canton de Berne aux dépends des partis du centre est réjouissante. Il démontre que la scission de l’UDC a renforcé l’unité de cette denière et à ajouter un nouvel acteur politique au centre de l’échiquier politique qui est déjà surchargé par le PDC, le PLR, les Verts-libéraux et d’autres petites formations. Les conséquences du « complot du Bellevue » en 2007 se retournent lentement contre ses auteurs.

 

J’espère donc que ces tendances sur l’échiquier politique bernois se confirment aux élections cantonales bernoises de mars 2010 car s’il se confirme que le PDB prend des voix au centre plutôt qu’à l’UDC, alors l’autoroute du succès aux élections fédérales de 2011 est grande ouverte.

26.11.2009

Libre circulation : le peuple est pris pour un c.. !

Quelle tragédie que cette libre circulation des personnes. Quelle honte pour le Conseil fédéral qui ne maîtrise plus l’immigration et qui appelle à présent les entreprises à « privilégier les travailleurs vivant en Suisse ». Quelle honte pour le centre-gauche du PLR aux communistes sans oublier le PDC, les Verts et le PS qui ont soutenu sans retenue cette catastrophe économique en lui envoyant de la poudre aux yeux avec ces fameuses « mesures d’accompagnement » qui devaient nous assurer la stabilité du système socio-économique. Quel échec cuisant d’une politique éronnée, quelle irresponsabilité de la classe politique et économique !

 

Les promesses que tout allait bien se passer, que les contrôles assuraient la stabilité des salaires, du pouvoir d’achat et du système social ont été balayée d’un revers de main par la réalité.

 

La réalité est que chaque mois 1'000 Allemands s’installent à Zurich. La réalité est que le chômage concerne environ 2% des Suisses mais 7% des étrangers. La réalité c’est que les salaires sont tirés à la baisse et que les oeuvres sociales sont condamnées à des dettes faramineuses. La réalité c’est que le gouvernement et les partisans de la libre circulation des personnes ont juré devant Dieu il y a 10 mois seulement que la libre circulation des personnes était bonne pour la Suisse et qu’aujourd’hui ils dénoncent une immigration massive et veulent plus de mesures d’accompagnement. La réalité c’est que le chômage a augmenté de 58% entre août 2008 et août 2009. La réalité c’est que le Conseil fédéral a eu l’opportunité au printemps 2009 d’invoquer la clause de sauvegarde et de réintroduire unilatéralement les quotas d’immigrants mais qu’il ne l’a pas fait et qu’aujourd’hui il demande aux entreprises de gérer ce problème. La réalité c’est que le peuple a été pris pour un c.. !

 

La réalité c’est qu’il aurait eu été judicieux d’écouter l’UDC lors du vote au mois de février et qu’il faut désormais appeler de nos voeux le lancement d’une initiative populaire pour renégocier cet accord. Vite.